Lézard Plastique

Cahier de textes d'un prof' d'Arts Plastiques.

01 août 2010

Bruneaux 2010

Une vidéo réalisée par les élèves et le professeur de Musique, Benjamin Grenard

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16 mars 2009

Le mouvement - niveau quatrième

La séquence II en classe de Quatrième :

Mais… on dirait que ça bouge ?

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Le tableau de Eugène DELACROIX est de composition mobile, par la répétition de ses obliques et sa composition en pyramide.


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Le tableau de Seurat est de composition immobile par ses lignes horizontales et ses lignes verticales.

 


Sans_titre_5Toute fin du dix-neuvième siècle, le procédé d’Etienne-Jules Marey : son fusil photographique prenait 12 images par seconde, qu’il réunissait ensuite sur une même image. Avec Marey, toutes les portions de temps sont réunies en un seul espace : la photographie finale. Le résultat est effectivement, très clairement, une image du mouvement.

Sans_titre_6En dessin ou en peinture, le mouvement peut être suggéré par une composition avec des lignes obliques. Mais également par des répétitions, des multiplications, ou des contrastes entre les couleurs claires, et les couleurs foncées, ou entre des contours nets par rapport à ceux qui sont flous… ce sont différentes façons qui traduisent une analyse des phénomènes optiques. Cela a été étudié au début du siècle par les artistes. D’abord dans le Cubisme avec Duchamp, et son Nu descendant l’escalier, où la figure devient de plus en plus claire, alors que sa silhouette est répétée, et tout ce qui est derrière est sombre et montre ce qu’il y a pu y avoir avant.

Sans_titre_7Dans les années 50-60, aux Etats-Unis, des artistes ont tenté de traduire le mouvement de façon différente, de manière plus conceptuelle. Ceux-ci, comme Bridget RILEY, dans son Twist de 1963, donne une impression de mouvement par une alternance de contrastes. Ces effets optiques « produisent » ainsi du relief et du mouvement dans l’œil du spectateur. Bridget RILEY est membre du mouvement appelé Optical Art.

Sans_titre_8On a pu voir émerger ces dernières années, des moyens de communication plus populaires s’approprier ces recherches de début du vingtième siècle, comme dans la BD ou le cinéma (ex. : Vignettes du manga Shadow Lady de Masakazu Katsura, ou The Matrix des frères Wachowsky). Cela permet ainsi de souligner le mouvement (qui peut être lent ou rapide), et la durée dans une image mobile. Le ralenti montre, révèle ce qui ne pourrait l’être à vitesse normale.

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Mais… ça bouge !

Une œuvre d’art peut être caractérisée par le mouvement.


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envoyé par axds58

La fontaine Stravinsky, date de 1983 et est le fruit d'une collaboration entre Jean TINGUELY et Niki de Saint-Phalle. Ce monument évoque l'œuvre musicale du compositeur russe Stravinsky (Compositeur russe du XXe siècle, celui-ci est le symbole de l'éclectisme et de l'internationalisme artistique). La fontaine Stravinsky est composée de 16 sculptures qui font directement référence aux compositions du musicien. Sept sont de Tinguely, six de Niki de Saint Phalle. C'est une œuvre en mouvement. Les sculptures des deux auteurs, toutes mécaniques, noires ou colorées sont animées par la force de l'eau. Les sons que produit la fontaine évoquent la musique. Et l'œuvre de par son emplacement et de par sa nature offre une multiplicité de points de vue. La mobilité des sculptures couplées à la richesse de l'environnement offre au spectateur une œuvre en perpétuel mouvement.

Sans_titre_10Dans le travail de CALDER, il n’y a pas d’alimentation électrique. Pourtant, sa réalisation plastique, qui est un assemblage de bouts de métal très léger, et de fils de fer, bouge constamment. Elle est animée par le souffle du vent qui modifie sans arrêt sa structure.


Calder en Touraine, histoire d'un homme à travers son oeuvre.
envoyé par tvtours

On retrouve cette idée de phénomène naturel impulsant le mouvement, ou de mécanisme provoquant des réactions en chaîne, dans certains travaux de la classe. Ils n’existent que lorsqu’ils sont en mouvement. C’est leur raison d’être. Quand ils bougent, les couleurs se fondent, ou s’unissent comme dans les moulins ou les toupies. Ils font du bruit, ils ont des trajectoires spécifiques dans les circuits.

On retrouve d’ailleurs certaines caractéristiques de « Mais… on dirait que ça bouge ? » une fois les assemblages filmés en vidéo, comme les trajectoires obliques, les répétitions, les contours nets ou flous si ils sont en mouvement, le contraste entre les couleurs des objets en mouvement et le fondu qui définit leurs parcours.

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07 octobre 2008

6ème - Séquence I : La couleur

Séquence I - Expérience 1: (2 séances)

En voir de toutes les couleurs

Tracer un cercle de 10 cm de rayon, et le partager en six parties égales.
Sur chacune des parts, peindre une seule couleur en aplat (un aplat est une surface d'une seule couleur, sans dégradés), et à partir des trois couleurs primaires, trouver six couleurs vraiment différentes.

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Séquence I - Expérience 2: (2 séances)
Sur la feuille CANSON, dessiner un visage et animer son expression, ses traits, d'un sentiment d'après l'une des expressions de la langue française suivante:

-VERT de rage
-ROUGE de honte
-avoir une peur BLEUE

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Consignes:
-Ne peindre que le visage, d'une seule couleur
-Possibilité de mélanger la couleur choisie à du noir, ou à du blanc

Séquence I - Expérience 3:
Fixer le portrait réalisé à 10 cm du visage et ce, pendant 30 secondes, puis fermer les yeux!
Et trouver la couleur vue les yeux fermés

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Séquence I - Expérience 4: (1 séance)

Des nuages qui se croisent

Il s'agit de mélanger des nuages translucides, et de couleurs primaires, directement sur le support afin de trouver les couleurs tertiaires. Ci dessous, les nuages d'Ilyes:

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Séquence I - Sujet 5: (2 séances) "Vieille Patate Pourrie!"

Critères d'évaluation:
-couleurs primaires : 3 X 1,5 point
-couleurs primaires : 3 X 1,5 point
-couleurs primaires : 3 X 1,5 point
-Gris : 1,5 point
Ressemblance à une "
Vieille Patate Pourrie!" : 5 points

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Objectif d'apprentissage - Référence au programme:
La peinture est couleur et matière. Elle intervient directement comme moyen d’expression ou en articulation avec un tracé graphique. La couleur est substance et lumière, matérielle et immatérielle. Elle est perçue immédiatement par le spectateur. Comme étendue et substance, la couleur introduit à des notions d’épaisseur, d’opacité et de translucidité.
L’élève développera sa capacité à déterminer les caractéristiques physiques de ses matériaux,
supports, outils et médiums. Il découvrira le spectre coloré et quelques systèmes d’organisation des couleurs élaborés par les peintres. En apprenant à choisir et fabriquer ses propres
couleurs, il expérimentera leurs potentiels sensoriel, représentatif, symbolique et expressif.

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SYNTHESE

Les couleurs primaires sont celles qui ne peuvent être composées par le mélange d’aucune autre couleur : ce sont le jaune primaire, le bleu primaire ou cyan et le rouge primaire ou magenta.


Les couleurs secondaires viennent du mélange des primaires 2 par 2 : Vert, Orange, Violet.

Les couleurs tertiaires sont constituées par le mélange des trois couleurs primaires : Marron, Kaki, Bordeaux.

Le noir et le blanc ne sont pas des couleurs, il n’existe pas de blanc clair ou de blanc foncé, de noir clair ou de noir foncé. Dans notre environnement, ils sont très peu présents à l’état pur. Ce sont des valeurs. Le mélange de couleurs et de valeurs donnent des nuances.   

 

Les couleurs « chaudes » vont du jaune au rouge. Ces couleurs évoquent la chaleur, suscitent des réaction émotionnelles probablement reliées à la reconnaissance inconsciente des tons rouges, orange et or du feu , du soleil et des feuilles de l'automne. Les couleurs chaudes rendent les objets plus grands et plus proches des yeux du spectateur. Elles sont agressives et attirent l'attention.

 


Les couleurs « froides » vont du vert, bleu au violet. Ces couleurs sont associées avec les tons bleus et vert de l'eau, du ciel et de la nature. Les couleurs froides donnent l'impression de s'éloigner du spectateur. Elles ont un effet apaisant et peuvent apparaître nettes et vives.

 

Les couleurs complémentaires sont celles qui sont diamétralement opposées sur le cercle chromatique, comme le jaune et le violet. Ces couleurs attirent le plus l'attention lorsqu'elles sont utilisées conjointement. Le contraste de couleurs complémentaires donne une impression de relief.

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Claude MONET, le champ de coquelicots à Argenteuil, 1873. Peinture à l’huile sur toile, 65 X 50 cm. Musée d’Orsay. 

La persistance rétinienne renvoie à deux phénomènes distincts. Le premier est l’image résiduelle positive ( pour les dessins animés). Le second phénomène peut durer plusieurs secondes après l’arrêt du stimulus et est donc plus facile à percevoir. On parle ici d’une image résiduelle négative, puisque l’image qui persiste a les couleurs complémentaires et la luminance inverse de l’image originale ( la couleur vue les yeux fermés ). Par exemple si l’on fixe pendant un certain temps quelque chose en vert, cette chose apparaît pendant quelques secondes en rouge. Ex : la couleur des blouses en chirurgie...

Les couleurs analogues sont proches les unes des autres sur le cercle chromatique. Ce sont par exemple le bleu et le vert, ou l’orange et le rouge. Ces couleurs peuvent fonctionner ensemble au lieu de rivaliser les unes avec les autres. Un camaïeu est aussi devenu synonyme de peinture réalisée avec les différents tons d'une seule couleur (acceptation actuelle répandue).

Posté par baphea à 14:49 - Cahier de textes - Commentaires [0] - Permalien [#]